Pages : 283
Paru en : décembre 2015
Édition : LE LIVRE DE POCHE
Prix public : 7,10 €
Genre : roman, humour, fantastique
Providence est facteur (et n’aime pas le mot factrice), elle a 35 ans passés et est une femme enjouée et pressée. Elle a marché dès l’âge de sept mois, devant ses parents psychiatres ébahis.
Au cours d’un voyage au Maroc, une crise d’appendicite la force à se faire hospitaliser à Marrakech, dans le bâtiment réservé aux femmes où elle fait la connaissance de la petite Zahera, âgée de sept ans, orpheline et atteinte de la mucoviscidose, une petite fille courageuse qui lutte chaque jour contre la maladie et ne connait de la vie que l’hôpital dans lequel elle est enfermée. Providence et Zahera vont s’aimer instantanément et la factrice fera ensuite de nombreux voyages au Maroc pour voir sa petite malade chérie.
Après de nombreux passages administratifs, de longues attentes et de justifications sans fin, Providence acquiert enfin le droit d’adopter sa protégée mais alors qu’elle décide d’embarquer dans un avion vers sa nouvelle fille pour la ramener en France auprès d’elle, un épais nuage de cendres dû à l’éruption d‘un volcan islandais, bloque tous les décollages d’Europe.
Elle a pourtant promis à sa fille qu’elle viendrait la chercher avant la tombée de la nuit. Sa seule échappatoire pour honorer sa promesse est donc naturellement d’apprendre à voler de ses propres ailes (sans jeu de mots). C’est ainsi qu’elle se décide à aller voir un marabout à Barbès qui la guidera ensuite dans un temple tibétain à Versailles pour y apprendre à voler …
A la fin de ce stage intensif, elle se retrouve en bikini et les cheveux coupés court pour plus d’aérodynamisme et se dirige vers Orly pour demander au contrôleur aérien l’autorisation de décoller, ce qu’elle fit avec brio.
Ainsi, le monde entier pût suivre son fantastique périple aérien, les présidents Obama et Hollande prirent leurs avions respectifs dès qu’ils apprirent l’exploit de la française et l’encouragèrent mais pendant ce temps, Zahera, n’ayant pas de nouvelle de sa nouvelle maman se meure et est plongée dans le coma, en lutte avec son propre nuage de centre : la maladie.
La petite fille qui avait avalé un nuage gros comme la tour Eiffel est le second roman de Puértolas, un enchantement, un conte pour adultes, féérique et empli d’amour qui donne des ailes. Léger, aérien, amusant, c’est une ode à l’espoir face à tous ces nuages que la vie sème sur nos routes terrestres et aériennes.