Pages : 454
Paru en : novembre 2019
Edition : ALBIN MICHEL
Prix public : 22,90 €
Genre : polar, thriller
Atticus Gore est policier, il ne s’aime pas, aime les hommes et assume mal son homosexualité. Un meurtre dans un zoo abandonné vient de se produire et aucun fait ne colle, Atticus prend en charge l’enquête.
Un homme est retrouvé habillé dans l’ancien enclos aux fauves, vidé de l’intérieur par des milliers d’insectes, il ne reste quasiment rien de lui… dans son portefeuille, le nom d’Oscar Riotto apparaît, pourtant ce même Oscar a été verbalisé la veille au soir pour excès de vitesse. Comment un homme peut-il être dévoré par des insectes en une seule nuit alors que pour vider un corps sans vie, il faut plusieurs mois ?
Kat Kordell est détective privée, elle suit les traces de feu son oncle adoré. Elle est appelée par Annie Fowlings pour retrouver sa fille majeure disparue depuis 10 jours qui lui a laissé un SMS dans lequel elle rassure sa mère et embrasse sa petite sœur décédée depuis longtemps, Annie est morte d’inquiétude.
Kat mène l’enquête sur la vie de Lena, une jeune femme sombre, dépressive, qui s’intéresse à la magie et à l’occulte. Son appartement est un capharnaüm et dans sa chambre, le cadavre d’un chat éventré gît, avec des tatouages pyrogravés en énochien (la langue utilisée en magie) sur les os de sa colonne vertébrale.
L’un et l’autre vont mener leurs enquêtes respectives, Gore va s’intéresser aux précédents cas de morts entourés d’insectes tandis que Kat va remonter les relations de Lena en s’intéressant particulièrement à Galvin Hutchinson, un homme apparemment autoritaire et taciturne que Lena fréquente depuis peu de temps.
Grâce à leurs découvertes respectives, tous deux vont rapidement faire le lien avec la grande entreprise EneK, dirigée par Edwin Kowalski, un milliardaire aux dents et aux bras longs, le genre d’homme qu’on ne peut accuser sans preuves solides et peut-être même sans en référer à la hiérarchie du policier depuis que ses rares témoins ont été tous retrouvés morts.
Tout d’abord en solo puis en tandem, l’équipe Kat et Atticus parvient à remonter les pistes là où personne n’est encore allé, jusqu’aux Enfants de Jean, un organisme qui ressemble à une secte où les adhérents ne sont pas volontaires et les sacrifices humains semblent être monnaie courante, le tout étant dirigé par le grand Kowaski.
Un(e)secte parle de manipulation, d’insectes entraînés à attaquer l’homme, de pouvoir, de surconsommation, de secte et de magie. L’auteur, comme à son habitude, se joue de nos peurs et le fait sauvagement bien. Un polar qui fait froid dans le dos, bien que les insectes soient nos amis