Pages : 822
Paru en : mars 2018
Édition : ALBIN MICHEL
Prix public : 25.90 €
Genre : roman, fiction
Dans une petite ville des Appalaches à Dooling, une femme à demi nue entre dans la caravane de fabricants et trafiquants de drogue et les tue sauvagement à mains nues avant de tout cramer.
Incarcérée peu après par le shérif Lila Norcross, cette femme aux propos incohérents et qui semble connaître les habitants de Dooling ainsi que leurs secrets, est entourée de papillons de nuit. Dans le même temps, une épidémie se propage, nommé La maladie du sommeil puis Aurora, ce nouveau mal semble ne toucher que les femmes qui, une fois endormies, sont recouvertes de fibres telle une toile d’araignée et ne se réveillent plus. L’épidémie se répand à l’international et si par malheur, quelqu’un essaie d’arracher la toile pour libérer une de ces femmes, elles se réveillent brusquement et tuent sauvagement l’importun avant de se rendormir.
A Dooling, dans la prison pour femmes comme au poste de police, la tension monte, aucune femme n’ose s’endormir, encore moins le shérif qui a de plus en plus de travail et d’émeutes à canaliser.
Clint Norcross, le mari du shérif, est psychologue à la prison pour femmes et la nouvelle recrue surnommée Evie Black semble connaître et maîtriser Aurora car c’est apparemment la seule femme à pouvoir dormir et se réveiller sans souci. Accessoirement, elle parle également aux rats et parvient à les commander.
La rumeur de l’immunité d’Evie se propage comme un feu de forêt et Clint essaie de protéger celle qui pourra peut-être sauver les femmes, en espérant qu’il ne lui arrive rien d’ici là…
En attendant, les hommes doivent apprendre à vivre sans leurs femmes et à les protéger des personnes mal intentionnées qui pourraient en profiter pour leur faire du mal.
Où vont ces femmes endormies ? Sont-elles réunies dans leur rêve, vivent-elles dans un autre monde, « de l’autre côté de l’Arbre » comme dirait Evie ou dorment-elles vraiment sans pouvoir se réveiller ?
Quand certaines femmes se droguent aux excitants pour rester éveillées jusqu’à en perdre la raison, que la plupart des autres dort déjà à la merci des hommes et qu’une seule d’entre elles semble avoir les réponses, la tension monte, devient palpable et oppressante. Et les réactions des hommes ne se font pas attendre…
Sleeping Beauties est le premier roman de Stephen King coécrit avec son fils Owen. Nul doute qu’il a la fibre angoissante de son père de matière d’écriture. Un superbe roman style La tempête du siècle, dans un monde où il n’y a plus de femmes et où on se demande ce que les hommes vont devenir (s’ils ne s’entretuent pas), le débat féministe/misogyne est lancé, le suspense va crescendo !